Son origine : Arme des peuples Mongols qui attaquèrent la Chine en l'an 1000 avant Jésus-Christ.

L'arbalète devint une arme courante en Chine dans ce millénaire, tandis que les légions romaines se battaient encore au glaive vers 200 avant Jésus-Christ, les Chinois se servaient d'arbalètes à répétition.

Il est possible que c'est sous l'Empire Perse qu'un modèle de cette arbalète chinoise est arrivé en Europe, on en trouve sous l'appellation de Scorpions dans le monde romain mais elle est surtout utilisée pour les chasseurs.

Les Arabes envahisseurs de l'Espagne allaient faire connaître l'arc et l'arbalète de guerre à l'Europe de l'Ouest. Ces armes connurent un grand essor en Occident avec les croisades.

L'arbalète se perfectionne en France sous Louis le Gros (1108-1137). Pour les assiégés elle était plus efficace que l'arc car plus meurtrière, l'impact d'un carreau (nom du projectile) provoquait la mort ou une blessure grave et le temps de charger ne comptait pas. La puissance de choc et la force de pénétration du carreau fit à cette arme une réputation si redoutable que le Pape Innocent III au 12ème siècle interdit l'usage de l'arbalète dans les guerres entre chrétiens.

Vers 1400 apparut l'arbalète avec un arc en métal qui avait des aspects redoutables. La portée d'une arbalète de guerre ordinaire en tir incliné à 45 degrés était de plus de 300 mètres et d'environ 60 mètres en tir tendu.

Quelques arbalétriers étaient à cheval mais la plupart étaient à pied avec les archers et les piquiers, ils étaient suivis des chevaliers qui se réservaient le privilège du combat décisif.

Dans les communes médiévales des "confréries" d'arbalétriers se formèrent avec l'accord du Seigneur ou des autorités locales. Ces confréries avaient pour but et pour tâche de défendre la commune contre tous les périls (attaques, émeutes, incendies...). Elles avaient entre-elles des concours de tir et souvent se déplaçaient fort loin.

Sous François Ier, les arbalétriers disparurent des champs de bataille mais le tir à l'arbalète resta en pratique dans les multiples guildes (gildes) ou confréries.

L'arbalète ne fut plus alors utilisée que comme entraînement au tir ou comme jeu d'adresse. Construites individuellement elles étaient très différentes et les Suisses furent les premiers, fin 19ème siècle, à s'organiser en association et à réglementer les tirs et concours.

En 1955, bien avant que l'unification politique de l'Europe n'ait été réalisée, les sociétés de tir avaient déjà réussi à former ensemble une petite fédération européenne. Cette fédération a continué progressivement à prendre forme et s'est développée, de sorte qu'en 1989, avant même l'ouverture de l'Europe de l'Est les premières associations de Pologne devinrent membres.

La première rencontre européenne eut lieu en 1975 et les sociétés de tir historique, confréries et guildes qui ont su subsister partiellement depuis le Moyen-Age continuent à vouloir préserver leur propre tradition historique.

 
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